vendredi 11 mai 2012
Chats communistes et autres fauteurs de troubles
Depuis un petit bout de temps, on disjoncte raide sur Fox, le chat communiste, qui porte fièrement son collier rouge et qui fait de la désobéissance féline (Déroule la boule pour jouer). En fait, on disjoncte là-dessus parce que la révolte de mes chats contre mon sac de tricot a le même effet que peut avoir le boycott des étudiants sur les décisions de notre gouvernement. Je ramasse le dégât et je continue comme le gouvernement va ramasser les pots cassés et les frais de scolarité vont augmenter...
Je sais, je sais... mes entrées de blogues sont rarement politisées. Mais, là, j'en ai raz le pompon de voir des gens INSTRUITS trouver que des comportements fascistes (http://fr.wikipedia.org/wiki/Fascisme) sont acceptables dans une société démocratique.
(Avant de me tomber dessus, lisez attentivement ceci : Au sens large, le terme fascisme a pris un sens générique. Il s'est étendu à tout mouvement politique s'appuyant sur un pouvoir fort, les métiers organisés en corporations,(syndicats) l'anticapitalisme, le militarisme, (black bloc qui s'entraine pour la désobéissance civile) l'exaltation du sentiment nationaliste, le rejet des institutions démocratiques et libérales (refus d'accepter les décisions juridiques), la répression de l'opposition (intimidation) et un contrôle politique extensif de la société civile(voir les dernières nouveautés de QS.)
J'en ai marre de vivre dans une société remplie de gens qui refusent de poser un regard critique sur leurs propres valeurs -- quelles qu'elles soient -- de gauche ou de centre gauche (on s'entend qui la droite n'est pas très forte ici... ). En fait, j'en veux surtout à cette gau-gauche qui veut tous nous sauver, nous instruire, nous apprendre à penser comme elle... Celle qui veut sauver les pauvres de ce monde et qui rêve de Cuba... Celle qui incarne le bien, qui détient la vérité...
Au lieu de se battre pour une éducation gratuite à l'université, peut-être devrait-on s'intéresser au piètre état de nos écoles primaires et secondaires publiques ! Car, avouons-le, c'est là que se joue la bataille de l'accessibilité. Pas dans nos universités. Tout se joue dans les premières années: qualité de l'enseignement, disponibilités des ressources (aides à temps plein dans les classes, suivis pour enfants etc.). Il ne faut pas méprendre accessibilité et gratuité. Que l'université soit gratuite ou non, ça ne change rien pour un élève qui n'arrive pas à travailler dans la cohue d'une classe de primaire et qui prendre toujours un peu plus de retard à tous les ans. Elle ne lui sera pas plus accessible si son milieu d'apprentissage l'empêche de réussir.
Et on me dira qu'il y a l'école privée... et oui! La solution miracle qui a permit à nos trois stars du mouvement étudiant d'accéder à l'éducation poste-secondaire. Pour ceux dont les parents ne peuvent ou ne veulent pas faire cet investissement, il n'est pas impossible pour eux d'accéder aux études universitaires mais le parcours risque d'être plus ardue.
Alors, moi, je décroche. Je disjoncte. Je chante des chansons de minous et je traite mon chat de communiste anxieux parce que je veux oublier tous ces gens intelligents qui ressentent le besoin de me montrer le droit chemin. Je me souviens d'un bouquin que j'ai lu sur le "messianisme" québécois il y a bien des années. Cette recherche de la terre promise... The land of milk and honey... C'est encore tellement, tellement présent dans le discours de la gauche actuelle, c'est déboussolant.
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